Category Archives: Miam !

Fonds de frigo

Il y a encore six mois de ça, j’ignorais tout de l’existence merveilleuse des pâtés végétaux (à part que j’avais tenté de faire un pâté végèt pain-tomate lamentablement raté), jusqu’à ce que ma maman m’offre un bouquin intitulé “Mes pâtes à tartiner sucrées et salées” de Cléa (édition La Plage). Le bouquin est super mignon, les recettes sont très faciles, pour la plupart véganes ou veganisables en un tour de main.
En plus il y a des entrées thématiques et des entrées “que faire avec…” ce qui est bien utile si vous êtes chez vous avec une conserve de tomates séchées à la main sans trop savoir quoi faire avec.

Bref, ma maman est vraiment trop chouette <3.

Ce matin je voulais un truc à tartiner et je savais pas trop quoi faire, alors j’ai chopé des trucs qui traînaient dans mon frigo un peu au hasard, et j’ai sans faire exprès créé un pâté végèt super bon. Du coup, je me suis dit qu’il fallait que je partage cette recette à l’univers entier (parce que c’est vraiment très bon).

Il vous faut :

– un reste de courgettes sautées/oignons, une cup

– des tomates avec d’autres légumes si vous avez (moi j’avais un reste de légumes au four à majorité tomateuse avec de l’aubergine), comme par exemple un fonds de ratatouille, une cup

– du tofu (bientôt la recette pour le faire soi-même ici !), à peu près une demie-cup

– un peu d’huile d’olive, du sel, du poivre

– trois feuilles de basilic frais

– vous pouvez ajouter de l’ail cuit si vous avez, ou cru si vous préfèrez les saveurs plus piquantes

 

Jetez tout ça dans votre mixer, mixez jusqu’à ce que ça fasse une belle pâte verte. Si la pâte est un peu trop sèche, rajoutez un filet d’huile d’olive (c’est facultatif et ça dépend de vos goûts). Tartinez.

 

En fait les ingrédients et proportions sont modulables, on peut faire des pâtés avec à peu près ce qu’on veut, il faut juste que ça aie du goût. Le tofu ajoute des protéines et de la texture, les courgettes un élément doux, les tomates un peu d’écidité… Miam. On peut même envisager d’en faire plein de différentes (avec de la betterave, avec des petits pois, etc) pour l’apéro !

La pâte se conserve en gros une semaine au frigo dans une boîte en plastique à couvercle.

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Tofu grillé !

Je suis sûre que t’as déjà entendu mille fois la phrase “mais le tofu ça a pas de goût !”.

C’est vrai que si tu achètes du tofu frais et non-parfumé au magasin et que t’essaies de le manger comme ça, y’a moyen que ça soit pas terrible. (De fait, il existe tout un tas de sortes de tofu déjà parfumés et vraiment délicieux qu’on peut acheter tout prêts, mais ce n’est pas le sujet de ce post).

Donc, tu as acheté du tofu parce que tu trouvais ça cool ou que tu t’inquiétais de ton apport en protéines ? Tu veux faire plaisir à un-e pote végétarien-ne/vegan-e mais sans avoir jamais cuisiné la chose ? Pas de panique. Je vais t’apprendre à faire un plat délicieux et nourrissant qui remplacera avantageusement la viande si besoin et qui poussera tes ami-es végés à t’aimer et à te respecter.

Il te faut :

– un bloc de tofu frais

– un peu d’huile

– du vinaigre balsamique

– de la sauce soja

– du sucre en poudre ou un équivalent liquide (sirop d’agave, sirop d’érable)

– de la levure de bière en paillettes

 

Comment faire ?

Il y a deux façons de faire.

Si tu as le temps :

Découpe le tofu en petits cubes. Remplis un bol avec un mélange de vinaigre balsamique et de sauce soja, rajoute des herbes si tu veux. Laisse mariner une heure. Égoutte. Passe à l’étape 2.

Si tu n’as pas le temps :

1) Découpe le tofu en petits cubes.

2) Mets-les à griller dans une poële à feu vif avec un peu d’huile végétale, en les tournant souvent.

Le but est qu’ils deviennent bien dorés de tous les côtés.Au bout d’un moment, ils forment une petite croûte dorée sur toutes les faces.

3) Ensuite, verse dans la poële une lampée de vinaigre balsamique et une autre de sauce soja, retourne bien les petits cubes dans tous les sens pour qu’ils soient imbibés de partout (si tu ne les as pas faits mariner avant, donc).

4) Jette une (petite) poignée de sucre en poudre dans la poële. Si ta poële est assez chaude, il va fondre et se caraméliser en formant une petite couche de caramel autour des morceaux de tofu. Mélange bien pour que le caramel se répartisse équitablement.

5) Saupoudre le tout de levure de bière. Elle va se coller au caramel. Laisse le tout dans la poële encore deux minutes pour que la levure fonde et grille.

Voilà, c’est prêt ! Tu peux déguster tes morceaux de tofu parfumés et croustillants à souhait !

Lait d’amandes maison [vegan !]

Je n’utilise pas beaucoup de lait. Jamais trop aimé ça, et puis quand j’ai appris que c’était vraiment absolument dégueulasse pour la santé (perte de calcium, ostéoporose, obésité, cancers du sein, diabète… voir chez Antigone pour une petite explication) , j’ai vraiment éliminé ce truc de mon frigo.

Mais bon, des fois j’ai besoin d’un truc qui s’apparente à du lait pour cuisiner ou faire des smoothies. Des fois j’achète du lait de riz ou d’avoine, mais ça reste quand même assez cher et pas toujours bon. J’aime pas le lait de soja de la plupart des marques, je trouve qu’il a un goût fort.

Donc je me suis mise en quête d’une façon de me faire mon lait à moi, dont je sache exactement la composition, et qui si possible ne me prenne pas plus de temps à faire qu’à boire.

Le lait de soja, c’est pas faisable pour moi, de ce que j’en sais : il faut une machine qui le chauffe et le filtre à la fois, elle coûte entre 70 et 120 euros. En définitive c’est pas super cher en regard des économies que je ferais à me faire le mien au lieu de l’acheter, mais j’aime pas le lait de soja, donc tant pis.

Par contre, en fouinant sur mes sites de végétude préférés, j’ai trouvé une recette de lait d’amande qui correspond tout à fait à mes besoins : simple, pas cher, rapide, délicieux. Le tout chez Oh She Glows, mais adapté à ma sauce.

Donc, il vous faut : une poignée d’amandes (une cup) et de l’eau. Matériel : un blender, une passoire à thé plutôt grande.

Mettez, donc, à tremper une cup d’amandes dans de l’eau, une nuit.

Le lendemain matin, mixez les amandes (qui sont devenues toutes gonflées et jolies) dans quatre fois leur volume d’eau (4 cups, donc). Si vous voulez du lait un peu plus parfumé, c’est le moment d’ajouter un sucrant (sirop d’agave, sirop d’érable, sucre…). J’ai testé de sucrer avec deux ou trois cuillerées de pâte de dattes et ça va parfaitement. Pour un lait caramel-vanille absolument renversant, on peut ajouter une gousse de vanille coupée en petits morceaux et une pincée de cannelle.

Pour éviter que le blender ne chauffe, c’est bien de faire des pauses au bout d’une minute ou deux.

Après ce processus tout simple, vous avez normalement un litre de liquide blanc et mousseux dans votre blender. Il faut maintenant le filtrer pour obtenir le lait d’amandes proprement dit. Une passoire fine (genre grosse passoire à thé) fait parfaitement l’affaire. Il faut penser à remuer le produit de filtrage dans la passoire de temps en temps pour qu’il ne bouche pas les trous (avec une cuillère par exemple).

Au bout d’un moment, quand tout le liquide est filtré, il reste en gros le volume d’un gros verre de copeaux d’amandes. On peut les presser un peu avec une cuillère jusqu’à ce qu’il rendent tous leur jus. (Ensuite, on peut les incorporer à plein de préparations genre hummus, cookies, soupe, smoothies, etc).

Et voilà ! Du lait d’amandes délicieux pour le prix de 100g d’amandes et de deux dattes, et vous savez exactement ce qu’il y a dedans, sans cruauté.

Cupcakes au thé matcha ! [vegan]

J’ai découvert l’existence du thé matcha en traînant sur des blogs de vegan-e-s et la couleur était sympa.

Le thé matcha, si vous avez eu la flemme de cliquer sur le lien, c’est de la poudre très très fine de thé vert dont on se sert traditionnellement dans la cérémonie du thé au Japon, mais qui a un joli succès aux États-Unis pour ses vertus anti-oxydantes (moi je m’en fous, je trouve juste que ça a bon goût). Plus d’informations sur ce site.

Un jour j’en ai trouvé un sachet dans une poubelle (accompagné d’un sachet de cinq cent grammes de billes de tapioca colorées en jaune, vert et rose, mais ça j’ai toujours pas compris à quoi ça peut bien servir), je l’ai mis dans mon placard et je l’ai oublié là.

Six mois plus tard je cherchais des recettes de cupcakes et je suis tombée sur le blog de Peasoup qui expliquait comment faire des petits cupcakes verts mignons avec un glaçage vert clair un peu foufou. En plus, sa recette est adaptée d’un bouquin de Isa Chandra Moskowitz et Terry Hope Romero, Vegan Cupcakes Take Over The World, que j’aimerais bien avoir, et j’adore ces personnes. Donc, j’ai essayé, et c’était super bon -fondant, moelleux, doux et frais à la fois, et avec un bon arôme de thé qui claque et qui caresse en même temps.

Donc, voilà la recette. Enjoy !

1 cup et quart de farine

1 cuillère à café et quart de levure chimique

3 cuillères à café de matcha

1/4 de cuillère à café de sel

3/4 de cup de sucre

1/2 cup de yaourt de soja (j’ai utilisé du tofu soyeux battu, je pense qu’on peut aussi utiliser la même quantité de compote de pomme suivant ce qu’on a sous la main à ce moment-là)

1/2 cup de lait végé (riz, soja, avoine, etc)

1/3 de cup d’huile de tournesol

1 cuillère à café d’extrait de vanille

 

Chauffer le four à 180/200 degrés celsius. Mettre tous les ingrédients “secs” (farine, matcha, sel, sucre, levure) dans un saladier et bien mélanger.
Dans un saladier séparé, mélanger tous les ingrédients “mouillés” (lait, yaourt, huile, vanille) puis ajouter cette préparation aux ingrédients secs.
Verser la pâte dans des moules à muffins/cupcakes et mettre au four pendant à peu près 20-25 minutes. Vérifier que c’est prêt en insérant un cure-dents dans le centre des cupcakes : s’il ressort propre, c’est bon. Pendant la cuisson, vous pouvez préparer le glaçage, et aller boire un petit verre de vin pour vous reposer.

 

Glaçage :

1/4 de cup de margarine vegane1 cuillère à soupe de lait végé

3/4 de cup de sucre glace1 cuillère à café de matcha

Battre au batteur électrique la margarine et le lait jusqu’à ce que ça forme une pommade mousseuse. Ajouter progressivement le sucre glace et le matcha et battre pendant encore cinq minutes.

Attendre que les cupcakes soient complètement refroidis avant de les glacer (sinon la margarine va fondre et ça sera super dégueu). Mettre du glaçage sur les cupcakes en utilisant la méthode de votre choix (on peut faire avec une proche à douille, mais c’est aussi bon de tartiner à la cuillère). Pour diverses méthodes de glaçage de cupcakes, on peut voir ici (en anglais, mais relativement clair), ici, et à plein d’autres endroits.

Blob vert réveille-matin

Je m’étais dit que quand j’aurais fini mes partiels je ferais plein de trucs, à commencer par de la cuisine, des soirées, des cinés, des lectures. Et puis finalement je suis tellement bien chez moi que je passe des après-midi à geeker seule sous ma couette pendant que mes colocs sont au boulot et ça me va très bien.

Pour avoir quand même un peu la pêche quand il ne cesse de grêler depuis ce matin, j’ai inventé/adapté un smoothie qui réveille et qui donne plein de vitamines et de fibres. Mon blender est mort depuis deux semaines à mon grand désespoir, du coup j’ai dû ressortir mon vieux blender d’une capacité d’environ un tiers de litre, c’est très embêtant mais c’est mieux que rien.

Donc, pour ce smothie vert tout bizarre mais délicieux, il faut :

  • Un tiers de concombre
  • Une demie-banane
  • Un demi-verre de lait de soja ou d’avoine ou de riz
  • Une poignée de fanes de radis
  • Un tout petit bout de gingembre (pas trop sinon ça étouffe le goût du reste des ingrédients)
  • Quelques gouttes de jus de citron

Mettre tout ça dans le bol du blender, appuyer sur le bouton, attendre 30 secondes, verser, c’est prêt.
C’est aussi possible de remplacer les fanes de radis par d’autres fanes (genre de navet) qui ont un goût un peu plus piquant, ou encore de la rouquette, des épinards jeunes, un peu de basilic si vous en avez sous la main… Les légumes à feuilles vert foncé sont pleins de magnésium, de vitamine K et E (super bon pour la peau, les yeux etc), de vitamine C, de potassium et de trucs qu’on a du mal à assimiler en hiver. La banane apporte du potassium et une onctuosité sucrée qui fait qu’on n’a même pas besoin de sucrer le smoothie, le goût est déjà équilibré comme ça.

Ce smoothie va bien avec deux tranches de pain et un beurre végétal pour apporter un peu d’acides gras. J’aime bien le beurre d’amandes, le beurre de cacahuètes, et les mille trucs intermédiaires qui’l peut y avoir en beurre de noix (la marque Jean Hervé, trouvable en magasin bio, est super bonne mais chère). Et en plus la couleur vert clair du smoothie-blob est super marrante, on dirait le fantôme dans Ghostbusters !

This is vegan style

Je sais, je sais, on a déjà eu mille parodies de Gangnam style, cette chanson énervante qui reste dans la tête et qui n’a aucun sens. Mais bon, celle-là elle parle de vegans et elle m’a fait marrer -surtout parce que ça renvoie aux mille et une conneries qu’on peut entendre en devenant végé/vegan. Enjoy !

Merci Clem.

La meilleure purée du monde [vegan]

L’autre jour j’avais froid et j’étais triste et je cherchais un truc à manger qui me permettrait de remédier à ces deux affreux problèmes. Donc j’ai fait ce truc à partir des légumes qui me restaient et ça a été une TUERIE (de légumes, du coup). Vivement conseillé en cas de coup de blues ou de repas d’invités qui ont faim. S’il vous en reste, vous pourrez toujours en faire du ciment pour reboucher les trous de vos murs.

  • 2 patates douces moyennes ;
  • 4 carottes ;
  • 5 pommes de terre moyennes ;
  • 3 panais plutôt gros ;
  • 1 boîte de lait de coco (400 ml) ;
  • Huile d’olive ;
  • Sel, poivre, curry, ras-el-hanout… au choix.

Mettre de l’eau à bouillir. Peler les légumes et les couper en morceaux. Mettre les carottes à cuire puis, 10mn après, les pommes de terre, les patates douces et les panais (les carottes mettent plus longtemps à cuire, c’est pour ça). Tout est bien cuit quand on peut passer un couteau à travers sans résistance. À ce moment-là, égoutter les légumes. Les mettre dans un saladier. Les assaisonner d’huile d’olive, incorporer le lait de coco, écraser au presse-purée pour obtenir la texture que vous voulez : fluide, épaisse, avec des morceaux…. Selon la taille de vos légumes, peut-être aurez-vous besoin d’ajouter d’autre lait (de coco ou autre). Donner deux tours de moulin à poivre, du sel, et les épices que vous voulez.

Variante : si vous voulez donner plus de goût aux légumes (je trouve pas ça nécessaire dans la mesure où ils ont un goût bien à eux mais c’est possible aussi) vous pouvez les faire sauter dans de l’huile d’olive cinq minutes en remuant souvent et ensuite leur rajouter de l’eau pour qu’ils cuisent.

C’est prêt ! Les patates douces et les carottes donnent un goût sucré et doux, le panais une note raffinée et éclatante, les épices réchauffent le tout, et le lait de coco enveloppe tout ça d’amour pur et merveilleux. Tous mes testeurs de nouveaux plats (Cyrine par exemple) ont été ravis. Je pense que ça peut aussi convenir aux personnes qui font des régimes sans sel parce que l’association des ingrédients est telle qu’on peut se passer de sel. D’après Internet, il n’y a pas de gluten dans les patates, donc cette recette est aussi gluten-safe pour les personnes que ça intéresse.

La raison du plus fort

[EDIT DU 4/12/12] : j’ai rajouté les sources pour que ça soit plus facile d’aller vérifier ce que je raconte. Enjoy !

Ça fait à peu près huit cent siècles que je promets un article sur pourquoi je suis végétarienne et que je le remets en permanence à demain. C’est le moment.

Avant de commencer, quelques mots de vocabulaire :

– un.e omnivore, c’est quelqu’un.e qui mange “de tout”, c’est-à-dire aussi bien de la viande, des produits animaux et dérivés, et des végétaux.

– un.e végétarien.ne, c’est une personne qui mange des produits animaux et qui en utilise (oeuf, lait, fromage, cuir, etc), qui mange également des végétaux, mais pas de viande (qui provient d’un animal mort). Un animal, c’est une bestiole avec un système nerveux central : des mammifères, des oiseaux, des poissons, des limaces, tout ceux-là sont des animaux et donc pas mangés par les végétariens qui ne mangent pas de bête morte. Il y a aussi les piscivores (qui mangent du poisson mais pas de viande) mais j’en ai jamais rencontré.

– un.e végétalien.ne, c’est une personne qui ne mange pas de produits animaux et qui mange du reste.

– un.e vegan.e, c’est une personne qui ne mange ni n’utilise  de produits animaux ou dérivés : ni viande, ni oeufs/lait/fromage, ni cuir, ni miel (eh oui, les abeilles sont des animaux) ni produits utilisant des morceaux d’animaux dans leur fabrication (la plupart des bonbons utilisent de la gélatine de porc, l’encre de chine est faite à partir de gélatine et d’ivoire…), ni produits impliquant une exploitation animale ou des tests sur des animaux. Le veganisme est une affirmation politique : si les vegan.e.s ne consomment pas tous les produits que je viens de citer, c’est parce que ces produits impliquent de la souffrance de la part des animaux. Les vegan.e.s ne sont pas une secte, il n’existe ni chef.fe vegan.e ni grand livre du veganisme. La tolérance aux produits est fixée par chanque personne : certain.e.s ne consomment pas des produits venant d’entreprises qui utilisent des résidus animaux même si le produit en question est vegan, d’autres sont plus souples.

Évidemment, il existe tout un tas d’autres régimes alimentaires (raw vegan, fructivores, etc) mais je choisis de ne pas les aborder ici puisque cet article est consacré à la condition animale.

Vous suivez toujours ? Maintenant, les raisons pour lesquelles je suis végétarienne.

Les animaux destinés à la boucherie sont nourris avec des aliments d’origine végétale (dans le meilleur des cas). Ces aliments, quand on les fait pousser, occupent une surface significative de terrain, qui pourrait être utilisé pour faire pousser de l’alimentation pour les humains. Si toutes les terres arables du monde étaient affectées à l’agriculture directement à destination des humains, on aurait de quoi nourrir de façon satisfaisante et équilibrée à peu près cinq fois la population actuelle de la Terre.

La viande est l’aliment le plus consommateur d’eau. Pour faire grandir un boeuf propre à la consommation, il faut 1) arroser les aliments végétaux qu’il mangera 2) l’abreuver 3) alimenter en eau la ferme ou le hangar dans lequel il grandit, la laver 4) alimenter en eau l’abattoir dans lequel il sera tué et découpé. Tout cela conduit à une dépense d’environ 15 000 (quinze mille) litres d’eau pour un kilo de viande de boeuf.  (En bouteilles d’eau d’un litre empilées feraient un mur de huit mètres de haut et quarante mètres de long…) Ces chiffres viennent d’une excellente infographie sur l’eau réalisée il y a six mois par Angela Morelli, accessible en ligne (un des rares trucs sous Flash que je connaisse qui soit pas trop dégueu, d’ailleurs).

La production de viande est une industrie extrêmement polluante à divers niveaux. D’abord, les animaux sont parqués dans des endroits qui ressemblent à des camps de concentration, dans des conditions de vie ignobles. Ces endroits immenses sont “rationnalisés” de façon à produire le plus possible. Cependant, ils produisent extrêmement de déchets (par exemple les déjections des animaux) qui sont difficilement traitables ou utilisables, et qui nuisent à l’équilibre environnemental. En plus de tout ça, les animaux sont gavés d’antibiotiques et d’hormones (généralement des produits qui sont interdits aux humains en raison de leur toxicité sur le système nerveux, de leur facteurs cancérigènes…) voire de produits psychoactifs pour que les conditions d’élevage ne les rendent pas fous. Donc ces produits se retrouvent et dans leurs déjections et dans leur viande, et aussi dans les nappes phréatiques (Source : le livre noir de l’agriculture, Isabelle Saporta, Fayard). [EDIT] Au passage d’ailleurs, personne n’a encore trouvé de solution au problème des sous-produits animaux dans l’élevage de cochons : le liquide produit (mélange de fécès, porcelets morts, membres de cochons arrachés, seringues vides d’antibios et autres joyeusetés) pollue non seulement l’eau mais l’air autour des endroits où on élève ces cochons. L’air peut ainsi être amené à contenir du monoxyde de carbone, du sulfide d’hydrogène, des métaux lourds, des nitrates… sans compter les pathogènes qui s’y développent (salmonellose, streptocoque doré résistant aux antibiotiques et autres joyeusetés. Les personnes qui sont exposées régulièrement aux émanations de ces sous-produits (si vous êtes fermier ou fermière, si vous vivez à proximité d’un tel endroit, etc) développent des pathologies spécifiques telles que l’asthme, la diarrhée chronique, maux de tête, saignements de nez…  Les endroits où on élève les cochons sont ceux qui posent le plus de problèmes environnementaux quand à la gestion des déchets. (Source : Eating Animals, Jonathan Safran Foer, Back Bay Books, 2010).

Les animaux sont des êtres sentients et possèdent un système nerveux central, comme les humains. C’est-à-dire qu’ils ressentent, tout comme nous, de la joie, de la douleur, et des émotions. Comme je refuse qu’on puisse infliger de la souffrance inutilement à des humains, je refuse qu’on en inflige à des animaux, parce que les humains ne sont pas supérieurs aux animaux. Les animaux ne parlent effectivement pas, mais ce n’est pas pour ça qu’ils sont d’accord pour qu’on les tue. Ils n’y a qu’à voir la réaction et la volonté de survie d’une poule qu’on attrappe pour lui tordre le cou pour se rendre compte que les animaux ne sont généralement pas d’accord pour mourir. De la même façon que vous n’êtes généralement pas d’accord pour mourir même si on vous le demande gentiment.

On peut parfaitement se passer de viande ET de produits animaux en vivant sainement. Le fer et les protéines sont certes contenus dans la viande, mais on peut aussi les trouver dans d’autres aliments. Par exemple, en associant lentilles et riz, on peut trouver du fer en quantité suffisante, en mangeant du beurre de cacahuètes, des pois chiches, du tofu, on ingère suffisamment de protéines. L’alimentation végétarienne et/ou végétalienne est riche, variée, pas chère, et délicieuse. (Source : mangez-vegetarien.com).

Voilà pourquoi on peut tout à fait se passer de tuer des animaux pour les manger. Je vais maintenant répondre aux arguments les plus couramment employés par les non-végétariens et/ou les anti-végétariens, qui la plupart du temps nous font bien rire, mais qui doivent être adressés aussi parce qu’ils dérivent de manques d’informations ou d’idées préconçues facilement déboulonnables.

– “et la souffrance de la carotte, tu y penses ? ” Argument classique, auquel on peut opposer le fait que la carotte n’a pas de système nerveux central, et que donc on ne peut pas prouver sa souffrance. On peut également ajouter que si tu te soucies de la souffrance des végétaux, tu peux être végétarien, comme ça tu les mangeras directement au lieu de manger de la viande dont la production a nécessité cinq fois plus de végétaux. Et se poser la question du fait que les gens auxquels on rappelle la réalité d’une situation préfèrent te culpabiliser au lieu de se remettre en question. (Source : Le cri de la carotte).

– “On a toujours mangé de la viande, c’est la tradition”. On a, pendant un certain temps, marié les jeunes filles à douze ans après excision, et c’est pas parce qu’on recouvre ça du qualificatif de “tradition” que c’est moins barbare.

– “Les animaux sont inférieurs aux humains, donc on peut les tuer”. Ah bon ? J’aimerais bien qu’on m’explique inférieurs en quoi.

– “Oui mais les lions mangent des gazelles” ou encore “Ah mais si on était pas faits pour manger de la viande on aurait pas de canines !”. Je te suggère d’aller chasser toi-même la gazelle ou tout autre animal que tu choisis de manger, de le tuer, le dépecer, le vider, et le préparer, et on verra si c’est si “naturel” que ça pour les humains de manger des animaux morts. Et puis si tu veux vraiment te comporter “comme faisaient les hommes préhistoriques”, je t’invite aussi à récupérer des bouts de viande pourrie après le passage d’un grand prédateur, à t’habiller en peaux de bêtes, et à refuser tout à la fois l’usage de l’informatique, de l’automobile et des antibiotiques.

– “Vous les végétariens vous êtes des fanatiques extrémistes” : euh non, on essaie purement et simplement d’informer les gens sur leurs habitudes alimentaires et leurs conséquences.

– “Tous les végétariens/vegans que je connais sont tous blancs et ils n’ont pas d’énergie”.  Je veux bien rencontrer ces personnes, mais moi personnellement les vegans que je connais sont tous bronzés et ont la pêche. Il n’y a d’ailleurs aucune étude sérieuse qui prouve qu’on ait besoin de viande pour vivre.

– “Mais si tu manges pas de lait tes os vont devenir tous mous et se casser !”. En fait, non. Le lait est fait par le corps maternel pour aider l’enfant à grandir. L’estomac de l’enfant possède une enzyme qui lui permet de digérer le lait, mais pas l’adulte. Le lait de vache est bon pour les petits veaux, mais pas pour les humains (c’est quand même plutôt évident, non ?).  Je passe sur les substances ignobles qu’on trouve dans le lait (antibiotiques, pus, hormones de croissance…), mais en résumé, manger du lait de vache quand on est un adulte, c’est mauvais pour la santé.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en France, chaque année, des sommes énormes sont dépensées pour faire croire à tout le monde que le lait est bon pour la santé, histoire que les consommateurs en achètent. Pourquoi ? Parce que l’industrie laitière française produit trop et ne sait pas comment écouler ses excédents (on peut aussi s’intéresser aux sous-produits de lait et d’industrie du fromage genre Vache Ki*i, écoulés au Maghreb parce que c’est tellement dégueulasse pour la santé que même les français n’en achètent plus). Le calcium qui se trouve dans le lait de vache n’est pas assimilable par les humains. Le lait de vache est même si riche en protéines que le corps utilise son propre calcium pour les éliminer. La consommation de produits laitiers décalcifie les os et favorise, entre autres, l’ostéoporose (et l’acné, d’ailleurs). C’est donc, finalement, plus chez des lactivores que chez des végét’ qu’on peut observer des pertes de densité osseuse (source : veganisme.fr). Par contre, on peut trouver du calcium dans tout un tas d’aliments végétaux comme céréales, légumineuses, oléagineux…

Si je trouve d’autres de ces arguments merveilleux, je fais un edit et je les poste.

Comme toujours, tu es invité.e. à commenter, poser des questions et débattre en commentaire !

Pesto !

Samedi matin, je me suis réveillée en sachant pas trop où j’étais, alors j’ai décidé d’aller au marché. Le marché, c’est super pratique, surtout celui des boulevards qui est à environ cinq mètres cinquantes de chez moi. En plus, au marché, il y a ma copine May qui vend des légumes, et en plus d’être super jolie, elle est trop sympa.

Donc quand je suis allée acheter mes patates/carottes/potiron à son stand, elle m’a d’abord ordonné de ne pas me laisser servir par quelqu’un d’autre, et puis elle en a profité pour mettre un bouquet de basilic dans ma sacoche de vélo pendant que son patron regardait ailleurs.

Ensuite je suis rentrée chez moi et j’ai fait du pesto parce que j’avais faim et que je voulais quelque chose pour accompagner mes pâtes. C’était un peu une expérimentation, j’avais pas tous les ingrédients traditionnels, mais c’était quand même à tomber par terre. J’ai mis :

– mon bouquet de basilic

– trois petites gousses d’ail (l’ail, c’est la vie)

– un demi-verre d’huile d’olive

– une poignée d’amandes (plus facile à trouver et moins cher que les pignons de pin)

– un petit fromage de chèvre super sec (pour la version vegan, on peut remplacer par 1/3 de verre/cinq cuillères à soupe  de levure maltée)

– une cuillère à café de sel, une pincée de poivre

Tout ça jeté dans mon mixer jusqu’à ce que les amandes ne fassent plus de morceaux (à vue de nez, à peu près trois minutes, peut-être moins).C’est vraiment la sauce plus simple du monde à faire : rassembler, mixer, manger.

Ensuite, j’ai fait cuire des coquillettes, j’ai appelé May, elle s’est roulée par terre en goûtant le pesto, et on a mangé 500g à toutes les deux parce que c’était trop bon. Youpie !

Automne !

Bon, je mets un point d’exclamation dans le titre pour vous faire croire que je suis super contente que ce soit l’automne. En fait c’est pas vrai, je hais ces nom d’un chien de feuilles mortes qui cachent toujours des branches traîtres qui niquent mes pneus, j’aime pas le changement d’heure et en plus à Toulouse il fait super froid depuis deux jours et c’est affreux.

D’un autre côté (j’adore cette expression) il y a deux bonnes nouvelles : je réapparais après trois semaines de silence parce que j’ai fait le gros truc que j’avais à faire (un exposé super compliqué dont je vais vous reparler super bientôt) ET je suis en la possession du bonnet le plus MIGNON du monde entier. Il est en fausse fourrure de léopard (parce que la vraie c’est vraiment trop naze), avec des petites oreilles pointues, et il a deux looongues oreilles qui arrivent jusqu’à la hauteur de mes mains et dans ces oreilles il y a des poches pour que je puisse mettre mes mains dedans. Bon. Bref. Donc ça va quand même un peu.

Eeeet le truc de ouf c’est que j’ai plein de recettes à partager, et ça commence maintenant avec DES COOKIES VEGAN !! (la recette vient de Vegan Cookies Invade Your Cookie Jar, mais il est cher ET en anglais alors comme je suis sympa je traduis).

Pour faire environ trois fournées d’une dizaine de cookies, il vous faut :

  • 1/2 de mug de sucre roux
  • 1/4 de mug de sucre blanc
  • 2/3 de mug d’huile végétale
  • 1/4 de mug de lait végèt’ (j’ai pris du lait d’avoine mais riz ou amande ça gère aussi).
  • 1 cuillère à soupe de fécule de maïs (genre Maïzena)
  • 2 cuillères à café d’extrait de vanille (ouhh, ça vient de loin et ça pollue, c’est pas bien !)
  • 1 mug et demi de farine
  • 1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude
  • 1/2 cuillère à café de sel
  • 3/4 de mug de morceaux de chocolat

D’abord, mélanger les deux types de sucre avec l’huile, le lait végèt’, le fécule de maïs et la vanille. Bien mélanger (au début l’huile reste dessus mais ensuite ça se mélange bien).  Chauffer le four à 180°.

Ensuite, ajouter 1 mug de farine, le sel et le bicarbonate. Bien mélanger, ajouter le demi mug de farine ensuite, puis le chocolat. (Pour le chocolat, je n’ai pas trouvé de façon vraiment satisfaisante d’obtenir des “chips” réguliers. Il y a plusieurs solutions : on peut acheter des pépites déjà faites, mais c’est super cher et pas forcément du bon chocolat. Sinon, on peut prendre du chocolat de cuisine vegan et le couper au couteau tous les 1cm environ au-dessus d’une planche à découper. Il y aura des petits bouts et des gros, mais ça marche à peu près bien.).

La pâte est normalement pas super liquide, voire même épaisse. C’est normal.

Mettre une feuille de papier cuisson sur une grille de four. Pour faire les cookies, la technique est simple : faire une petite  boule de pâte dans une cuillère à soupe (un peu plus petite qu’une balle de ping-pong) et la faire tomber en utilisant une autre cuillère sur la grille. Les cookies vont s’aplatir en cuisant, il faut bien les espacer sinon ils se collent.

Mettre au four, cuire neuf minutes (pas plus) et sortir. Au début ils ont l’air tout mous, c’est normal aussi. Il faut attendre qu’ils refroidissent : ils deviennent croustillants au bord et tendres au milieu.  Voilà !

(et bientôt, d’autres uploads politiques et cuisiniers !)

Hum, hum.

(sinon, à la personne qui est tombé-e sur mon blog en utilisant les termes “porn gamine de 8 ans” sur Google : ne refais jamais ça.

(non mais sérieux, comment c’est possible d’atterrir ici avec ces termes de recherche ? ).