Category Archives: Dans tes écouteurs

“Avec nos failles, nos lacunes, nos carences, avec nos fights, nos rancunes, nos caresses…”

Yo à vous,

Une brève apparition ici pour vous faire partager ma nouvelle obsession musicale, NRBC. Un groupe de rap/hip-hop de camarades, des boucles dark et efficaces, et surtout des putains de paroles qui font mouche à chaque fois.

Je les ai vus à Toulouse au printemps derniers (sacrés “révélation hip-hop 2014” par concert ou pizza, quand même). C’était la claque, click click, une heure et demie d’intensité, de jeux de mots qui percutent, de paroles qui défoncent, d’envie de tout cramer, de frémissements révolutionnaires, mais aussi de rires, de soulagement de reconnaître des réalités à moi/nous dans des paroles d’autres que je connais à peine, d’envie de prendre les potes par la main et de continuer à avancer comme ça.

Les sons arrivent au compte-goutte sur leur page, mais les deux qu’il y a pour le moment me font vraiment un truc, dont celle-ci :

Cette chanson me fait un truc d’amitié, de potes, d’amour, de comment on va pas bien à plein de moments parce que le monde dans lequel on vit marche pas bien, parce qu’on est enfermés ici sans presque rien pouvoir faire, mais de comment quand même certains d’entre nous, et j’en fais partie, avons la chance de se prendre par la main et c’est déjà pas mal. Que quand on se gratte la peau, de rage, à en saigner, on sait qu’il y a des gens qui comprennent, au moins. Qu’on peut se poser, boire des cafés, avoir la rage, se saisir quand tout devient trop fort et que les flics, l’angoisse, la ville, tout se fond dans nous et dans notre capacité à être ensemble pour affronter tout ça. Et putain ça fait du bien.
Merci d’être là les poteaux.

Solide

Je vous ai déjà parlé de Textes VS dans ce post.

Textes VS, c’est le projet de Tan. Elle a décidé il y a quelques semaines d’ouvrir un espace sur son blog pour que des personnes puissent y raconter des choses, sur le thème des violences sexistes.

Il y a quelques textes qui sont à moi là-dedans. Lesquels, pas vraiment important. Des textes, dans ce projet, il y en a beaucoup, il y en a tous les jours de nouveaux. Ils sont signés par des prénoms, des pseudos, des initiales, ou rien. Je les ai presque tous lus. Je me reconnais dans la plupart.

En ce moment je fais du rangement dans ma tête. J’expliquais ça à la personne avec qui je vis.

J”ai vécu des trucs pas cools à divers moments de ma vie. Ces trucs, j’avais pas la capacité de les analyser. J’avais pas les gens autour de moi pour me soutenir, pour me donner les outils, pour m’écouter. Du coup ces trucs je les ai mis dans un coin de ma tête et j’ai décidé de pas y penser parce que je savais pas quoi faire avec et que c’était trop dur d’y penser à ces moments-là.
Maintenant je les ressors de leur trou. Je les regarde, je les remâche, je les digère. Parce que maintenant j’ai les armes pour y penser et décider de ce que je veux faire avec. J’ai des gens autour de moi. J’ai des endroits où aller quand tout devient trop compliqué.

Je lui ai expliqué que ces textes, tous ces textes sur ce blog, ceux que j’ai écrit et ceux écrits par les autres, ça m’avait dit que finalement j’étais pas toute seule. Qu’on est plein à avoir vécu des trucs pourris. Qu’on peut se lire les unes les autres, se soutenir, survivre, être plus fortes. Ne pas être toute seule dans son coin. Ne pas penser qu’on est la seule personne à qui c’est arrivé. Ne pas penser que c’est de notre faute.
Que mes histoires, maintenant, elles sont sur Internet, et que si j’ai envie à un moment je les enverrai aux personnes concernées, qu’elles les liront, et qu’elles auront honte.

Il m’a demandé si j’avais besoin d’aide, si je voulais un câlin.
J’ai dit que je préférais pas. Que j’avais besoin de temps pour digérer tout ça, toute seule.
Maintenant j’ai plus besoin de câlins pour me réconforter, pour me réfugier. Il y a deux mois ça aurait été un réflexe si j’étais perdue dans mes sensations. Maintenant non.

C’est un peu idiot peut-être mais maintenant je sais qu’il y a toutes ces personnes qui ont écrit les textes qui sont sur le blog de Tan, et qu’il y a plein d’autres copines encore qui sont pas encore là mais qui sont quand même là en fait, juste on les connaît pas encore. Et que maintenant je peux décider toute seule.

Tout ça en écoutant cette chanson.

This is vegan style

Je sais, je sais, on a déjà eu mille parodies de Gangnam style, cette chanson énervante qui reste dans la tête et qui n’a aucun sens. Mais bon, celle-là elle parle de vegans et elle m’a fait marrer -surtout parce que ça renvoie aux mille et une conneries qu’on peut entendre en devenant végé/vegan. Enjoy !

Merci Clem.

Je suis toujours là.

C’est un peu mort ici depuis quelque temps, et j’en suis désolée. Surtout que je viens de passer les 7000 pages vues depuis le début et que ça me fait vraiment, vraiment plaisir. Mais bon, comme dit Alex le monsieur qui écrit Ratcharge, il n’y a rien de plus chiant que les fanzineux qui se plaignent du retard qu’ils ont pris dans leur zine, donc je vais pas faire pareil, et on à qu’à considérer que j’ai une vie prenante et intéressante en ce moment.

Donc je donne des nouvelles comme ça, au cas où ça intéresse quelqu’un.

  • Je suis en train de chercher un stage pour ma fin d’études, mais pour ça il faut que je fasse un CV digne de ce nom. Or mon dernier CV était taillé pour faire comprendre à n’importe quel patron de restaurant que j’étais la serveuse idéale, et c’est pas vraiment ce que j’ai envie de faire pendant six mois à la sortie d’un Master 2. En plus de ça, Copinette a fait son CV récemment et il est tellement à tomber par terre  que j’ai décidé d’en faire un vraiment chouette aussi, et ça prend du temps et de la créativité.
  • J’ai cuisiné plein de choses à partir de potiron et c’était trop bon. Du coup je compte poster les recettes bientôt.
  • Mais en même temps je ne veux pas que ce blog devienne un blog strictement culinaire parce que je fais plein d’autres choses dans ma vie et que je veux en parler aussi, donc je vais bientôt (promis) vous parler de mon exposé sur les migrations intra-européennes, et comme je considère que la connaissance est faite pour être partagée, je vais très certainement en donner l’accès libre à qui veut sur ce blog. Et on va aussi parler de végétarisme, parce que contrairement aux apparences, je suis vraiment en train de préparer l’article promis depuis des mois sur les raisons du pourquoi.
  • Saviez-vous que les cosmonautes de la NASA disposaient d’une bande Velcro collée à l’intérieur de leur casque-bocal à poisson pour pouvoir se gratter le nez en cas de besoin ?
  • J’ai découvert cette après-midi Delta 5, c’est un groupe de post-punk trop bien, mais en ce moment ma chanson préférée c’est ça : 
  • Du coup c’est un peu bizarre parce qu’en ce moment j’ai trop la pêche (ce qui est tout à fait inhabituel compte tenu de la période de l’année, que je passe normalement à m’empiffrer de gâteaux à la cannelle et à pleurer) et j’écoute des chansons tristes.
  • Je me suis aperçue hier soir que je connaissais la meilleure câlineuse du monde. Elle s’appelle Carole, je l’aime.
  • J’ai lu un recueil de textes courts écrits par Aaron Cometbus (qui a notamment écrit En Chine Avec Green Day !?, un bouquin trop bien pour raconter une tournée avec Green Day, et plein d’autres trucs vraiment géniaux sur le punk étatsunien), et j’ai fondu de joie, il y a un texte qui s’appelle “L”amour punk” que j’ai envie d’imprimer phrase par phrase sur des A4 pour les afficher partout dans la ville tellement c’est génial.
  • J’ai eu la grippe et j’ai eu tellement de fièvre que j’ai confondu l’aspirateur de mes parents avec une Converse.
  • J’ai plein de photos à trier et classer, mais elles vont bientôt arriver ici.

Libertaire

“Personne n’ose jamais dire “Je suis libertaire” ou “Je suis anarchiste”. Parce qu’on nous a consciencieusement mis dans la tête que c’était la pensée des punks à chiens ou de ceux qui posent des bombes. Et quand vous avez de l’argent et que vous dites “Je suis anarchiste”, on vous dit “Oui, de droite”. Non. Le refus du système, ça veut pas dire tout détruire. Cette pensée-là est bien mal défendue aujourd’hui. Refuser le système ça signifie juste refuser de savoir la fin d’un raisonnement au moment où on le commence. Libertaire : ne pas s’autocensurer en se demandant sans cesse si ce qu’on pense est “bien”, “mal”, ou compatible avec les lignes morales définies par Tartuffe. Libertaire : faire confiance à son cerveau et ne pas avoir peur de réfléchir librement. La logique vaut mieux que l’habitude. Le gauchiste se fait une représentation abstraite et idéaliste du monde, puis il essaie de faire entrer le réel au chausse-pied dedans. Le libertaire tente, parce qu’il aime mieux Kant que Rousseau, de poser sur les choses un regard sans a priori. Anarchiste : créer la possibilité d’un monde où on pourrait enfin faire confiance aux gens. L’idéal gauchiste, c’est le droit de vote. L’idéal populiste, c’est le référendum. Le rêve anarchiste consiste à réussir l’éducation et la culture de chacun afin de pouvoir rendre moins contraignante notre organisation. Cette idée simple : faire sien le rêve d’un peuple philosophe, s’apercevoir que sans culture commune, sans une éducation qui élève chacun, le droit de vote et le parlement sont aussi des dictatures. Qu’on puisse se réjouir de la chute d’un tyran sans constater que la population qui lui survit est inculte, n’est pas et ne sera pas éduquée par autre chose que des croyances, c’est condamner à la racine le rêve démocratique.

Sens profond de nique la police : dans un monde avec plus d’écoles, plus de musées et davantage de culture commune, on aura moins besoin de coercition. La différence entre le gauchiste et l’anarchiste, c’est que le gauchiste, même contre l’évidence, fait semblant d’y croire. Le libertaire se débrouille pour être joyeux et désespéré dès le matin. Il n’a pas un parti de cons pour lui faire croire qu’il a raison. Il se lève avec la certitude qu’il a sans doute tort et, come le disait Pratt, “le désir d’être inutile”.

 

Ce texte est de Joan Sfar, qui est un éternel génie et que je révère par-dessus tout pour ses diverses BD. Que sa barbe pousse longue et fleurie, comme disait Mangeclous. Apprendre qu’il a, en plus de sa tendresse fondamentale pour le genre humain (voir son Chat du Rabbin qui donne envie de déménager à Alger tout de suite et de manger plein de dattes), une réflexion politique qui s’approche tellement de la mienne que j’aurais pu écrire ce texte moi-même, c’est un peu la fête. Et je crois que j’ai même pas besoin de développer sur ce texte tellement il me va bien comme ça.

D’ailleurs, si tu passes par ici, M. Sfar, il faut que tu saches que j’ai envie de faire des films avec toi. Et si tu veux on fait un ménage à trois avec Guillermo del Toro. Je suis ouverte à tes propositions.

Do you like la poutine* ?

J’ai croisé Julianne il y a deux jours, au cours de sa grande balade en France. Elle étudie et travaille en France depuis presque un an en faisant des allers-retours vers le Québec d’où elle vient. Je lui ai donc demandé si elle voulait bien qu’on discute un peu de ce qui se passe là-bas. elle a gentiment accepté et vous pouvez écouter le résultat ci-dessous.

L’avis de Julianne est intéressant à plusieurs titres. D’abord, elle est québécoise. Elle est donc à même de nous livrer une analyse “du dedans” de ce qui se passe là-bas, avec son habitude spécifique de comment se passent d’habitude les manifestations, de la politisation de étudiants, des problèmes sociaux habituels, etc. De plus, elle a un peu de recul sur le problème : elle est en contact avec les évènements par ses potes, sa famille, etc, sans y être impliquée directement. Et en plus, elle s’exprime de façon très claire et compréhensible, et j’aime ça.

Comme toujours, cet objet radiophonique est sous licence libre : vous pouvez le copier, partager, réutiliser, sampler, rediffuser comme vous voulez, à partir du moment où vous me prévenez (ça serait gentil) et où vous n’en faites pas un usage commercial.

Si vous avez d’autres questions à poser à Julianne, faites-moi signe en commentaire et je vous enverrai son adresse mail.

Pour ceux qui se posent la question torturante du “Mais bon sang de bonsoir, qu’est-ce donc que la poutine ?”, je vous invite à vous rendre là.

Bien sûr, je devrais sûrement être en train de travailler sur un montage

…mais je viens de lever les yeux de mon écran et de me rendre compte que ça fait 77 pages du blog de Simone de Bougeoir que je lis d’affilée. Du coup, je me suis dit que ça serait bien de faire un truc utile pour une fois. Ensuite je me suis rappelée que j’avais une idée de post super depuis ce matin. La radio a eu le temps de passer un morceau de hip-hop avec artiste aspirant sa salive entre deux rimes (il paraît que c’est un style en soi), un mec qui rappait en expliquant commennt on braque une banque et du Tryo avant que je déterre l’idée ensevelie sous les scories d’Internet. C’était un clip que j’ai vu sur le mur Facebook d’un monsieur qui n’écoute que de la bonne musique, et comme je m’ennuyais ce matin voilà.

Si je fais un film un jour, ça ressemblera à ça sans la désaturation et les ralentis.

Vimeo is my life.

Mon premier disque d’or

Coucou ! Tu veux voir ma bite ?

Un jour j’ai trouvé une brochure qui parle de consentement, de sexe, de est-ce qu’on demande l’avis des gens, de est-ce que si elle a une minijupe c’est un appel d’offre pour une main aux fesses. Donc après l’avoir lue j’ai donné la brochure à des copains et j’ai posé du matos d’enregistrement radio à côté. On a dit beaucoup de conneries et quelques trucs intéressants. Après j’ai mis tout ça dans la machine, j’ai coupé collé mixé augmenté tamisé masterisé, et j’ai donné ça à Maîtredestage. Maîtredestage est content, ça l’a fait rire, et ça passe en ce moment même sur www.radiodoc.org.

Et si vous êtes pas en ce moment sur www.radiodoc.org parce que vous êtes ici, ben vous pouvez l’écouter ici. Et même le télécharger et le faire tourner : il n’y a pas de copyright donc if you care, share ! Des bises.

La brochure est accessible à ce lien : http://infokiosques.net/lire.php?id_article=659 Si vous voulez en parler, faire tourner, poser les questions à des amis, vous enregistrer, faire d’autres docus, c’est possible aussi ! Et s i vous avez cinq minutes pour traîner sur infokiosk.net, il y a tout un tas de choses intéressantes, instuctives et gratuites sur le site.

Le printemps

Je crois que j’ai jamais considéré le printemps comme une saison ensoleillée.

Pourtant il y a du soleil des fois, surtout vers la fin, en mai, quand se mettre à une terrasse et commenter sur les fringues des gens qui passent est la chose la plus naturelle du monde à faire. Les jours où la bière a l’air d’être meilleure que l’air, de la bonne bière blanche, douce, et que tout a l’air un peu jaune comme si on évoluait dans une photo Instagram, où les filles sont toutes super jolies et la rivière lisse avec les platanes au-dessus. Mais ça c’est mai. C’est déjà l’été.

Le printemps, c’est les vacances de Pâques. Deux semaines suspendues où il pleut toujours. J’appuie mon front sur la vitre et mon souffle fait de la buée. Je pense à l’école avec un mélange d’envie de pleurer et de triomphe d’être en vacances. Je mange du chocolat et je me dis que les chocolats de Pâques, c’est vraiment dégueulasse.

Ou bien je suis toute seule dans un parc et il fait gris, j’ai un bouquin mais au bout de trois pages je renonce à le lire parce que j’ai froid aux mains. Je rentre chez moi mais il fait tout aussi froid parce qu’on a éteint le chauffage depuis mi-mars. J’ai envie de cuisiner mais j’ai la flemme parce qu’il n’y a personne à la maison et que c’est triste de faire un gâteau pour moi toute seule.

Ou bien encore je fais du vélo sous la pluie en chantonnant parce qu’il y a quelqu’un qui m’attend chez moi, j’ai les pieds mouillés et de l’eau ruisselle sur mes cuisses parce que ce matin j’ai été optimiste alors que j’aurais dû mettre un bon gros pantalon.

Dans tous les cas, il faut que j’aie ça dans les oreilles :

Ce morceau a exactement huit vues sur Youtube et c’est vraiment une merveille de tranquillité, de matins sous la couette et de nuits pluvieuses, voire même de dernière cigarette avant d’aller se coucher, alors je vous invite à faire tourner.

Juste au bord

Ce soir je voulais vous parler de plein de choses, de trucs qui m’avaient mise en colère, de trucs auxquels il fallait que je réagisse d’urgence, de choses à expliquer, de débats à avoir.

Et puis il y a eu cette journée pluvieuse et lente et j’ai senti que tout devenait trop lourd. Alors je suis rentrée chez moi et j’ai écrit des choses en oubliant un peu le poids insupportable de tout. Et puis je suis retombée sur le blog de quelqu’un que j’apprécie énormément sans presque le connaître. J’ai réécouté la musique qu’il aime, et j’ai eu envie de balancer ça, ce soir.

J’étais bruyante et souvent alcoolisée et il était un peu snob parfois, c’était quelqu’un de mystérieux pour moi parce que tout nous opposait à part certains types de musique et un goût pour la nuit. Je crois qu’il passait du temps avec des gens un peu triés sur le volet. Je crois qu’il aimait pas trop se mélanger avec des gens bruyants. Je parle au passé, c’est idiot, c’est juste quelqu’un qui a déménagé dans une autre ville, hein.
Je l’admirais mais je comprenais rien. Pour moi, c’était un peu le summum du bon goût en musique et en général, un truc que j’atteindrais jamais mais qui était joli à regarder de loin.
Il le savait et ça le gênait, de façon évidente, et je m’en rendais même pas compte. On est con, quand on a dix-huit ans.

Et puis un jour j’ai fini par être comme ça. Par plus aimer les gens qui font du bruit. Par rester dans ma caverne à écouter ma musique et à écrire mes trucs. Par plus m’intéresser aux potins, aux rires, aux soirées. Par dépenser la majorité de mon argent à acheter des bouquins. Par réfléchir tout le temps.
Ce jour-là il avait déjà déménagé et puis je suis même pas sûre qu’on aurait pu être amis un jour. Mais dans ma playlist il y a deux ou trois trucs que j’ai découverts sur son blog et que j’oublierai pas. (et puis cette jolie chose aussi.)

Surtout ça qui m’a retourné le ventre et les yeux il y a trois minutes.

Merci.