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Chelsea Manning, I love you.

[EDIT du 23/08/13 à 17h : reformulation du rôle de C. Manning dans l’affaire Wikileaks]

Vous avez tous et toutes entendu parler de B. Manning et de l’affaire Wikileaks, non ?

Aujourd’hui, 24h après la sentence qui la condamne à 35 ans de prison pour avoir fait fuiter 700 000 documents “confidentiels” appartenant au gouvernement des États-Unis, Manning révèle sa transidentité dans cette interview, expliquant que son prénom est Chelsea, et qu’elle désire que l’on s’adresse à elle avec des pronoms féminins. Elle annonce également son intention de commencer un traitement hormonal le plus rapidement possible.

Je sais que c’est peu, mais je voudrais ici exprimer mon immense amour et soutien à Chelsea, qui non seulement a eu le courage incroyable de révéler les crimes de guerre commis par les États-Unis  (et au passage d’aider le bien commun, le datalove et la transparence gouvernementale mondiale), mais qui a aussi eu celui d’annoncer son identité de femme trans* publiquement.

Chelsea, quoi que tu fasses, tu as mon entier soutien de femme, d’activiste, de queer, et de geek. Les années qui suivent vont peut-être être difficiles à vivre, mais je te porte définitivement mon respect et mon affection.

Laguagematters

Sinon, les journaux reprennent les mêmes informations en boucle depuis une heure, en donnant à cette personne le mauvais genre, ça m’énerve vraiment super fort. Pourquoi appeler une personne “il” alors qu’elle se définit comme “elle” ?

Également, la transphobie des commentateurs me tue. En quoi, juste parce qu’une personne est différente de ce que vous connaissez, c’est une personne tordue, malade dans sa tête, en quoi elle mérite des insultes ? Vous vous rendez compte que quand une personne est trans* elle subit ça tous les jours ? Qui mérite ça ? Traitez les gens comme des personnes, bon sang.

Les mots sont importants. Respectez les personnes transgenre, utilisez les bons pronoms – leurs pronoms.

Image : ici.

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Mauvaises pensées

Et ça continue.

Ce matin, les personnes en résistance contre l’expulsion du CREA sont parties occuper la direction régionale de la jeunesse et des sports. D’après les récits, une partie des acteurs a occupé certains locaux, pendant qu’une autre partie a discuté avec la directrice, qui sortait constamment de la salle pour téléphoner. Finalement, les flics sont arrivés, et les personnes en question ont décidé de partir. A ce moment-là, deux personnes sont interpellées, une personne se fait ouvrir le crâne à coups de matraque. Plus tard, un peu plus loin, les flics embarquent trois autres personnes.
La majorité des interpellés sont sortis vers 19h. L’un d’entre eux a ramassé une comparution au tribunal pour février prochain, pour violences contre un représentant des forces de l’ordre. Il nous a raconté qu’il a mis un coup de pied dans un bouclier, et que les flics font passer ça pour une agression.

Les trois personnes embarquées ensuite ont été relâchées à contrecoeur par les flics. Le motif de leur arrestation ? Réunion en vue de commettre un délit. En gros, on leur reproche d’avoir eu de mauvaises intentions.

La dernière personne est toujours en garde à vue. Les flics ont utilisé comme motif pour l’arrêter le fait qu’il aurait été irrespectueux avec la directrice. Certains, qui étaient sur place, pensent qu’il n’en est rien. Quoi qu’il en soit, cette directrice n’étant pas une représentante des forces de l’ordre, on voit mal comment il pourrait écoper d’un outrage. À part si les flics trouvent opportun de décider qu’en fait, il leur aurait mal parlé à eux.

Il se peut qu’il y ait un vice de forme dans l’arrestation de cette personne. En effet, les flics qui l’ont attrapé sont arrivés par-derrière, étaient en civil, ne portaient pas de brassard et ne se sont pas annoncés. Cette personne est en garde à vue jusqu’à ce que la directrice fasse sa déposition, c’est-à-dire demain matin (visiblement, c’était trop dur de venir au commissariat cette après-midi, il fallait user les 24 heures de garde à vue jusqu’au bout.

Les violences policières continuent donc sans la moindre obstruction et sans le moindre questionnement de la part des pouvoirs publics. L’État ne propose pas la moindre solution pour les personnes délogées. (à ce propos, si quelqu’un avait de l’espoir sur le fait qu’un nouveau centre soit construit par l’État, c’est plutôt raté : les flics ont défoncé tout l’intérieur du bâtiment, portes, fenêtres, etc. Personne n’est dupe : on ne reconstruit pas tout ça en trois mois avant l’hiver. Les solutions annoncées sont bel et bien de la poudre aux yeux.)

Plus que jamais, j’ai besoin, ils ont besoin que vous fassiez tourner ce texte, que vous le transmettiez au plus de médias possibles, que vous le commentiez, que vous l’enrichissiez de vos témoignages si vous étiez là… Un appel est également lancé pour que des personnes solidaires du mouvement viennent à Toulouse aider.

 

Communiqué de soutien du 260, rue des Pyrénées, à Paris.

Communiqué du CREA suite à l’expulsion