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Hitler était végétarien

Trouvé sur le blog d’Insolente Veggie, que j’aime de tout mon coeur.

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Gérard Jugnot. Haha.

Lait d’amandes maison [vegan !]

Je n’utilise pas beaucoup de lait. Jamais trop aimé ça, et puis quand j’ai appris que c’était vraiment absolument dégueulasse pour la santé (perte de calcium, ostéoporose, obésité, cancers du sein, diabète… voir chez Antigone pour une petite explication) , j’ai vraiment éliminé ce truc de mon frigo.

Mais bon, des fois j’ai besoin d’un truc qui s’apparente à du lait pour cuisiner ou faire des smoothies. Des fois j’achète du lait de riz ou d’avoine, mais ça reste quand même assez cher et pas toujours bon. J’aime pas le lait de soja de la plupart des marques, je trouve qu’il a un goût fort.

Donc je me suis mise en quête d’une façon de me faire mon lait à moi, dont je sache exactement la composition, et qui si possible ne me prenne pas plus de temps à faire qu’à boire.

Le lait de soja, c’est pas faisable pour moi, de ce que j’en sais : il faut une machine qui le chauffe et le filtre à la fois, elle coûte entre 70 et 120 euros. En définitive c’est pas super cher en regard des économies que je ferais à me faire le mien au lieu de l’acheter, mais j’aime pas le lait de soja, donc tant pis.

Par contre, en fouinant sur mes sites de végétude préférés, j’ai trouvé une recette de lait d’amande qui correspond tout à fait à mes besoins : simple, pas cher, rapide, délicieux. Le tout chez Oh She Glows, mais adapté à ma sauce.

Donc, il vous faut : une poignée d’amandes (une cup) et de l’eau. Matériel : un blender, une passoire à thé plutôt grande.

Mettez, donc, à tremper une cup d’amandes dans de l’eau, une nuit.

Le lendemain matin, mixez les amandes (qui sont devenues toutes gonflées et jolies) dans quatre fois leur volume d’eau (4 cups, donc). Si vous voulez du lait un peu plus parfumé, c’est le moment d’ajouter un sucrant (sirop d’agave, sirop d’érable, sucre…). J’ai testé de sucrer avec deux ou trois cuillerées de pâte de dattes et ça va parfaitement. Pour un lait caramel-vanille absolument renversant, on peut ajouter une gousse de vanille coupée en petits morceaux et une pincée de cannelle.

Pour éviter que le blender ne chauffe, c’est bien de faire des pauses au bout d’une minute ou deux.

Après ce processus tout simple, vous avez normalement un litre de liquide blanc et mousseux dans votre blender. Il faut maintenant le filtrer pour obtenir le lait d’amandes proprement dit. Une passoire fine (genre grosse passoire à thé) fait parfaitement l’affaire. Il faut penser à remuer le produit de filtrage dans la passoire de temps en temps pour qu’il ne bouche pas les trous (avec une cuillère par exemple).

Au bout d’un moment, quand tout le liquide est filtré, il reste en gros le volume d’un gros verre de copeaux d’amandes. On peut les presser un peu avec une cuillère jusqu’à ce qu’il rendent tous leur jus. (Ensuite, on peut les incorporer à plein de préparations genre hummus, cookies, soupe, smoothies, etc).

Et voilà ! Du lait d’amandes délicieux pour le prix de 100g d’amandes et de deux dattes, et vous savez exactement ce qu’il y a dedans, sans cruauté.

La raison du plus fort

[EDIT DU 4/12/12] : j’ai rajouté les sources pour que ça soit plus facile d’aller vérifier ce que je raconte. Enjoy !

Ça fait à peu près huit cent siècles que je promets un article sur pourquoi je suis végétarienne et que je le remets en permanence à demain. C’est le moment.

Avant de commencer, quelques mots de vocabulaire :

– un.e omnivore, c’est quelqu’un.e qui mange “de tout”, c’est-à-dire aussi bien de la viande, des produits animaux et dérivés, et des végétaux.

– un.e végétarien.ne, c’est une personne qui mange des produits animaux et qui en utilise (oeuf, lait, fromage, cuir, etc), qui mange également des végétaux, mais pas de viande (qui provient d’un animal mort). Un animal, c’est une bestiole avec un système nerveux central : des mammifères, des oiseaux, des poissons, des limaces, tout ceux-là sont des animaux et donc pas mangés par les végétariens qui ne mangent pas de bête morte. Il y a aussi les piscivores (qui mangent du poisson mais pas de viande) mais j’en ai jamais rencontré.

– un.e végétalien.ne, c’est une personne qui ne mange pas de produits animaux et qui mange du reste.

– un.e vegan.e, c’est une personne qui ne mange ni n’utilise  de produits animaux ou dérivés : ni viande, ni oeufs/lait/fromage, ni cuir, ni miel (eh oui, les abeilles sont des animaux) ni produits utilisant des morceaux d’animaux dans leur fabrication (la plupart des bonbons utilisent de la gélatine de porc, l’encre de chine est faite à partir de gélatine et d’ivoire…), ni produits impliquant une exploitation animale ou des tests sur des animaux. Le veganisme est une affirmation politique : si les vegan.e.s ne consomment pas tous les produits que je viens de citer, c’est parce que ces produits impliquent de la souffrance de la part des animaux. Les vegan.e.s ne sont pas une secte, il n’existe ni chef.fe vegan.e ni grand livre du veganisme. La tolérance aux produits est fixée par chanque personne : certain.e.s ne consomment pas des produits venant d’entreprises qui utilisent des résidus animaux même si le produit en question est vegan, d’autres sont plus souples.

Évidemment, il existe tout un tas d’autres régimes alimentaires (raw vegan, fructivores, etc) mais je choisis de ne pas les aborder ici puisque cet article est consacré à la condition animale.

Vous suivez toujours ? Maintenant, les raisons pour lesquelles je suis végétarienne.

Les animaux destinés à la boucherie sont nourris avec des aliments d’origine végétale (dans le meilleur des cas). Ces aliments, quand on les fait pousser, occupent une surface significative de terrain, qui pourrait être utilisé pour faire pousser de l’alimentation pour les humains. Si toutes les terres arables du monde étaient affectées à l’agriculture directement à destination des humains, on aurait de quoi nourrir de façon satisfaisante et équilibrée à peu près cinq fois la population actuelle de la Terre.

La viande est l’aliment le plus consommateur d’eau. Pour faire grandir un boeuf propre à la consommation, il faut 1) arroser les aliments végétaux qu’il mangera 2) l’abreuver 3) alimenter en eau la ferme ou le hangar dans lequel il grandit, la laver 4) alimenter en eau l’abattoir dans lequel il sera tué et découpé. Tout cela conduit à une dépense d’environ 15 000 (quinze mille) litres d’eau pour un kilo de viande de boeuf.  (En bouteilles d’eau d’un litre empilées feraient un mur de huit mètres de haut et quarante mètres de long…) Ces chiffres viennent d’une excellente infographie sur l’eau réalisée il y a six mois par Angela Morelli, accessible en ligne (un des rares trucs sous Flash que je connaisse qui soit pas trop dégueu, d’ailleurs).

La production de viande est une industrie extrêmement polluante à divers niveaux. D’abord, les animaux sont parqués dans des endroits qui ressemblent à des camps de concentration, dans des conditions de vie ignobles. Ces endroits immenses sont “rationnalisés” de façon à produire le plus possible. Cependant, ils produisent extrêmement de déchets (par exemple les déjections des animaux) qui sont difficilement traitables ou utilisables, et qui nuisent à l’équilibre environnemental. En plus de tout ça, les animaux sont gavés d’antibiotiques et d’hormones (généralement des produits qui sont interdits aux humains en raison de leur toxicité sur le système nerveux, de leur facteurs cancérigènes…) voire de produits psychoactifs pour que les conditions d’élevage ne les rendent pas fous. Donc ces produits se retrouvent et dans leurs déjections et dans leur viande, et aussi dans les nappes phréatiques (Source : le livre noir de l’agriculture, Isabelle Saporta, Fayard). [EDIT] Au passage d’ailleurs, personne n’a encore trouvé de solution au problème des sous-produits animaux dans l’élevage de cochons : le liquide produit (mélange de fécès, porcelets morts, membres de cochons arrachés, seringues vides d’antibios et autres joyeusetés) pollue non seulement l’eau mais l’air autour des endroits où on élève ces cochons. L’air peut ainsi être amené à contenir du monoxyde de carbone, du sulfide d’hydrogène, des métaux lourds, des nitrates… sans compter les pathogènes qui s’y développent (salmonellose, streptocoque doré résistant aux antibiotiques et autres joyeusetés. Les personnes qui sont exposées régulièrement aux émanations de ces sous-produits (si vous êtes fermier ou fermière, si vous vivez à proximité d’un tel endroit, etc) développent des pathologies spécifiques telles que l’asthme, la diarrhée chronique, maux de tête, saignements de nez…  Les endroits où on élève les cochons sont ceux qui posent le plus de problèmes environnementaux quand à la gestion des déchets. (Source : Eating Animals, Jonathan Safran Foer, Back Bay Books, 2010).

Les animaux sont des êtres sentients et possèdent un système nerveux central, comme les humains. C’est-à-dire qu’ils ressentent, tout comme nous, de la joie, de la douleur, et des émotions. Comme je refuse qu’on puisse infliger de la souffrance inutilement à des humains, je refuse qu’on en inflige à des animaux, parce que les humains ne sont pas supérieurs aux animaux. Les animaux ne parlent effectivement pas, mais ce n’est pas pour ça qu’ils sont d’accord pour qu’on les tue. Ils n’y a qu’à voir la réaction et la volonté de survie d’une poule qu’on attrappe pour lui tordre le cou pour se rendre compte que les animaux ne sont généralement pas d’accord pour mourir. De la même façon que vous n’êtes généralement pas d’accord pour mourir même si on vous le demande gentiment.

On peut parfaitement se passer de viande ET de produits animaux en vivant sainement. Le fer et les protéines sont certes contenus dans la viande, mais on peut aussi les trouver dans d’autres aliments. Par exemple, en associant lentilles et riz, on peut trouver du fer en quantité suffisante, en mangeant du beurre de cacahuètes, des pois chiches, du tofu, on ingère suffisamment de protéines. L’alimentation végétarienne et/ou végétalienne est riche, variée, pas chère, et délicieuse. (Source : mangez-vegetarien.com).

Voilà pourquoi on peut tout à fait se passer de tuer des animaux pour les manger. Je vais maintenant répondre aux arguments les plus couramment employés par les non-végétariens et/ou les anti-végétariens, qui la plupart du temps nous font bien rire, mais qui doivent être adressés aussi parce qu’ils dérivent de manques d’informations ou d’idées préconçues facilement déboulonnables.

– “et la souffrance de la carotte, tu y penses ? ” Argument classique, auquel on peut opposer le fait que la carotte n’a pas de système nerveux central, et que donc on ne peut pas prouver sa souffrance. On peut également ajouter que si tu te soucies de la souffrance des végétaux, tu peux être végétarien, comme ça tu les mangeras directement au lieu de manger de la viande dont la production a nécessité cinq fois plus de végétaux. Et se poser la question du fait que les gens auxquels on rappelle la réalité d’une situation préfèrent te culpabiliser au lieu de se remettre en question. (Source : Le cri de la carotte).

– “On a toujours mangé de la viande, c’est la tradition”. On a, pendant un certain temps, marié les jeunes filles à douze ans après excision, et c’est pas parce qu’on recouvre ça du qualificatif de “tradition” que c’est moins barbare.

– “Les animaux sont inférieurs aux humains, donc on peut les tuer”. Ah bon ? J’aimerais bien qu’on m’explique inférieurs en quoi.

– “Oui mais les lions mangent des gazelles” ou encore “Ah mais si on était pas faits pour manger de la viande on aurait pas de canines !”. Je te suggère d’aller chasser toi-même la gazelle ou tout autre animal que tu choisis de manger, de le tuer, le dépecer, le vider, et le préparer, et on verra si c’est si “naturel” que ça pour les humains de manger des animaux morts. Et puis si tu veux vraiment te comporter “comme faisaient les hommes préhistoriques”, je t’invite aussi à récupérer des bouts de viande pourrie après le passage d’un grand prédateur, à t’habiller en peaux de bêtes, et à refuser tout à la fois l’usage de l’informatique, de l’automobile et des antibiotiques.

– “Vous les végétariens vous êtes des fanatiques extrémistes” : euh non, on essaie purement et simplement d’informer les gens sur leurs habitudes alimentaires et leurs conséquences.

– “Tous les végétariens/vegans que je connais sont tous blancs et ils n’ont pas d’énergie”.  Je veux bien rencontrer ces personnes, mais moi personnellement les vegans que je connais sont tous bronzés et ont la pêche. Il n’y a d’ailleurs aucune étude sérieuse qui prouve qu’on ait besoin de viande pour vivre.

– “Mais si tu manges pas de lait tes os vont devenir tous mous et se casser !”. En fait, non. Le lait est fait par le corps maternel pour aider l’enfant à grandir. L’estomac de l’enfant possède une enzyme qui lui permet de digérer le lait, mais pas l’adulte. Le lait de vache est bon pour les petits veaux, mais pas pour les humains (c’est quand même plutôt évident, non ?).  Je passe sur les substances ignobles qu’on trouve dans le lait (antibiotiques, pus, hormones de croissance…), mais en résumé, manger du lait de vache quand on est un adulte, c’est mauvais pour la santé.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en France, chaque année, des sommes énormes sont dépensées pour faire croire à tout le monde que le lait est bon pour la santé, histoire que les consommateurs en achètent. Pourquoi ? Parce que l’industrie laitière française produit trop et ne sait pas comment écouler ses excédents (on peut aussi s’intéresser aux sous-produits de lait et d’industrie du fromage genre Vache Ki*i, écoulés au Maghreb parce que c’est tellement dégueulasse pour la santé que même les français n’en achètent plus). Le calcium qui se trouve dans le lait de vache n’est pas assimilable par les humains. Le lait de vache est même si riche en protéines que le corps utilise son propre calcium pour les éliminer. La consommation de produits laitiers décalcifie les os et favorise, entre autres, l’ostéoporose (et l’acné, d’ailleurs). C’est donc, finalement, plus chez des lactivores que chez des végét’ qu’on peut observer des pertes de densité osseuse (source : veganisme.fr). Par contre, on peut trouver du calcium dans tout un tas d’aliments végétaux comme céréales, légumineuses, oléagineux…

Si je trouve d’autres de ces arguments merveilleux, je fais un edit et je les poste.

Comme toujours, tu es invité.e. à commenter, poser des questions et débattre en commentaire !