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Mauvaises pensées

Et ça continue.

Ce matin, les personnes en résistance contre l’expulsion du CREA sont parties occuper la direction régionale de la jeunesse et des sports. D’après les récits, une partie des acteurs a occupé certains locaux, pendant qu’une autre partie a discuté avec la directrice, qui sortait constamment de la salle pour téléphoner. Finalement, les flics sont arrivés, et les personnes en question ont décidé de partir. A ce moment-là, deux personnes sont interpellées, une personne se fait ouvrir le crâne à coups de matraque. Plus tard, un peu plus loin, les flics embarquent trois autres personnes.
La majorité des interpellés sont sortis vers 19h. L’un d’entre eux a ramassé une comparution au tribunal pour février prochain, pour violences contre un représentant des forces de l’ordre. Il nous a raconté qu’il a mis un coup de pied dans un bouclier, et que les flics font passer ça pour une agression.

Les trois personnes embarquées ensuite ont été relâchées à contrecoeur par les flics. Le motif de leur arrestation ? Réunion en vue de commettre un délit. En gros, on leur reproche d’avoir eu de mauvaises intentions.

La dernière personne est toujours en garde à vue. Les flics ont utilisé comme motif pour l’arrêter le fait qu’il aurait été irrespectueux avec la directrice. Certains, qui étaient sur place, pensent qu’il n’en est rien. Quoi qu’il en soit, cette directrice n’étant pas une représentante des forces de l’ordre, on voit mal comment il pourrait écoper d’un outrage. À part si les flics trouvent opportun de décider qu’en fait, il leur aurait mal parlé à eux.

Il se peut qu’il y ait un vice de forme dans l’arrestation de cette personne. En effet, les flics qui l’ont attrapé sont arrivés par-derrière, étaient en civil, ne portaient pas de brassard et ne se sont pas annoncés. Cette personne est en garde à vue jusqu’à ce que la directrice fasse sa déposition, c’est-à-dire demain matin (visiblement, c’était trop dur de venir au commissariat cette après-midi, il fallait user les 24 heures de garde à vue jusqu’au bout.

Les violences policières continuent donc sans la moindre obstruction et sans le moindre questionnement de la part des pouvoirs publics. L’État ne propose pas la moindre solution pour les personnes délogées. (à ce propos, si quelqu’un avait de l’espoir sur le fait qu’un nouveau centre soit construit par l’État, c’est plutôt raté : les flics ont défoncé tout l’intérieur du bâtiment, portes, fenêtres, etc. Personne n’est dupe : on ne reconstruit pas tout ça en trois mois avant l’hiver. Les solutions annoncées sont bel et bien de la poudre aux yeux.)

Plus que jamais, j’ai besoin, ils ont besoin que vous fassiez tourner ce texte, que vous le transmettiez au plus de médias possibles, que vous le commentiez, que vous l’enrichissiez de vos témoignages si vous étiez là… Un appel est également lancé pour que des personnes solidaires du mouvement viennent à Toulouse aider.

 

Communiqué de soutien du 260, rue des Pyrénées, à Paris.

Communiqué du CREA suite à l’expulsion

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