La soupe de mon papa

Un grand classique super bon pour la santé, super simple, super pas cher, super vegan… C’est la soupe de mon papa !

Avec mon papa, depuis que je suis née, de septembre à avril, on mange de la soupe le soir. Quand j’étais petite, le moment où on faisait la soupe était un de mes moments préférés de la semaine. C’était le dimanche soir. Je me baignais et je sortais en peignoir pour aller dans la cuisine. Ensuite je me faisais engueuler parce que j’avais pas mis mes chaussons, alors j’allais les choper et me mettre en pyjama pour pouvoir revenir dans la cuisine. C’était un moment parfait à chaque fois, mon papa était un espèce de magicien barbu qui coupait des trucs divers pour les jeter dans une marmite et ça faisait une alchimie vivante, en marche, pendant que mes cheveux séchaient et qu’on écoutait Le Téléphone Sonne sur France Inter, avec Alain Bédouet.

Cette soupe est donc parfaite si vous avez envie d’un sentiment de douceur et de sécurité quand vous rentrez chez vous et que c’est déjà la nuit.

J’en fais en début de semaine une grande gamelle et comme ça on la réchauffe tous les soirs pour manger. C’est encore meilleur réchauffé, en plus.

Alors. Pour faire ça, il vous faut :

– une grande marmite

– deux ou trois poireaux (ou la même quantité d’oignons)

– un kilo de carottes

– un kilo de patates

– deux gousses d’ail

– du gros sel, un bouquet garni, de l’huile d’olive

Commencer par laver les poireaux (ma mamie disait “poreaux” et ça me faisait toujours marrer). Il faut les fendre en partant d’en haut et s’arrêter juste avant le renflement de la base. Comme ça ça les ouvre et on peut les passer sous l’eau pour virer la terre. Ensuite on les coupe en morceaux (moyens), on élimine la partie trop dure du côté vert, et on les fait rissoler dans l’huile d’olive à feu doux. On rajoute ensuite les carottes coupées en morceaux. Si elles sont jeunes, pas besoin de les peler, on peut juste les rincer et les gratter un coup ( Copinette est super forte en grattage, elle m’a sciée l’autre jour). Hop, coupées en morceaux, elles rejoignent leurs copains les poireaux dans l’huile. C’est le plus long à cuire pour ne pas qu’elles soient trop dures. Il vaut mieux les faire dorer dans l’huile pour leur donner une couleur et texture sympa. Quand elles sont bien dorées, je rajoute une poignée de farine que je laisse chauffer deux minutes dans la soupière, et ensuite on peut rajouter plein d’eau (ça fait pschhhhh !). Je rajoute en général six ou huit litres.

Quand je fais cette soupe en général je mets les patates coupées en morceaux à ce moment-là. Mon papa a toute une théorie du moment exact où il faut les rajouter pour qu’elles ne s’effritent pas en cuisant trop longtemps, je pense que ça doit être une vingtaine de minutes avant la fin de la cuisson. Mais on peut aussi les jeter au moment où on met l’eau et laisser cuire tout ça doucement.

Au moment de l’eau je mets aussi : une poignée de gros sel, deux feuilles de laurier, une branchette de thym, du poivre, et si c’est la fête un peu de curry.

Ensuite, cuisson pendant le plus de temps possible.

Essayez de faire ça le dimanche soir, c’est vraiment le moment parfait (mais vous pouvez écouter FIP parce que Inter ça pue maintenant…).

Alain Bédouet a quitté France Inter le 28 juin dernier.

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One response

  1. Ah ça, la barbe de ton papa, c’est un phénomène ! 😉 haha

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