Bien sûr, je devrais sûrement être en train de travailler sur un montage

…mais je viens de lever les yeux de mon écran et de me rendre compte que ça fait 77 pages du blog de Simone de Bougeoir que je lis d’affilée. Du coup, je me suis dit que ça serait bien de faire un truc utile pour une fois. Ensuite je me suis rappelée que j’avais une idée de post super depuis ce matin. La radio a eu le temps de passer un morceau de hip-hop avec artiste aspirant sa salive entre deux rimes (il paraît que c’est un style en soi), un mec qui rappait en expliquant commennt on braque une banque et du Tryo avant que je déterre l’idée ensevelie sous les scories d’Internet. C’était un clip que j’ai vu sur le mur Facebook d’un monsieur qui n’écoute que de la bonne musique, et comme je m’ennuyais ce matin voilà.

Si je fais un film un jour, ça ressemblera à ça sans la désaturation et les ralentis.

Vimeo is my life.

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5 responses

  1. Les petits enfants au ralenti, ça n’est pas forcément mon truc. Mais le morceau vaut le coup d’oreille, carrément.
    En échange, une vrai curiosité qui mérite aussi qu’on s’y arrête.

    Bon, la mise en scène n’est pas très travaillée, mais si on aime les longs plans fixes contemplatifs, que rêver de mieux ? 😉

    1. C’est marrant que tu dises ça parce qu’au final, j’ai tellement été fascinée par l’image que j’ai presque même pas retenu la musique. J’aime beaucoup Explosions in the sky de toute façon, j’ai passé le printemps dernier avec leur musique, et celle-là se défend royalement. Mais là, j’ai scotché sur la puissance du truc. J’ai pas pris le temps de développer ce qui me plaisait dans le clip parce que j’avais juste envie de faire un truc court que je publierais direct.
      Donc effectivement, les ralentis et les effets à donf, ça m’agace en général, et ici particulièrement. On leur pardonne parce que c’est dans l’air du temps de faire des effets qui ressemblent à des diapos, et les ralentis de super bonne qualité ça coûte pas cher et c’est joli. Moi c’est pas ce que je mettrai dans mes films. Par contre, ce clip-là aborde la précision du détail d’une façon qui répond tout à fait à ce que j’aime et à ce que je ferai. Ils arrivent quand même à filmer ce qui se reflète dans une bulle, c’est trop bien quoi, nom d’une pipe ! Ce que j’aime par-dessus tout, c’est cette ambiance qui a l’air toute choupi et douce au début et puis ça se dégrade de plus en plus… Dans un autre registre j’avais adoré Revolutionary Road de Mendes (pas lu le bouquin mais le film apporte exactement cette impression). Après que ce soit des enfants ou autre chose, je m’en fiche au final. C’est cette mélancolie étrange qui se cache dans les petits détails out of focus, in focus, cut, que j’aime.

  2. La mélancolie étrange qui se cache dans les petits détails et les choix de montage. Oui, je suis d’accord. Et j’admets volontiers qu’il y a ici une vraie maîtrise technique et une certaine élégance dans certains séquences. Et ça illustre peut-être très bien le thème du morceau. Le problème – ou plutôt “mon” problème – c’est que j’y vois aussi une facilité. Pour peu que tu aies du bon matériel et une musique planante, tu peux filmer à peu près n’importe quoi et conférer à ta séquence l’aspect de quelque chose de profond, quelque chose qui va au-delà de la simplicité apparente pour toucher au “grand mystère de la vie”. Le simple fait réinterpréter quelque chose de banal à nos yeux en le magnifiant par la lenteur ou le zoom peut suffire. Mais j’ai l’impression que c’est un peu de la triche, de l’effet facile… Et n’est pas Sam Mendes ou Terence Malick qui veut.
    Ceci dit, je veux bien admettre que j’ai peut-être aussi tout bêtement de la crotte dans les yeux et le cerveau, comme à l’époque de mon adolescence rebelle où j’écrivais des “poèmes en cinq minutes” pour singer la vacuité et l’absence de sens – selon moi – d’une large partie de la production poétique. J’en suis revenu depuis. Ce clip me fera peut-être le même effet et je reviendrai dans vingt ans poster un mea culpa sur la version 3D cloud 6.0 de ce blog 😉

    PS : bon, j’avoue, l’ampoule en macro, ça me parle plus que les enfants qui soufflent des bougies au ralenti…

    1. Je comprends cette réponse. C’est pour ça que j’ai dit précédemment que je trouve que ça fait un peu hipster. Mais je trouve quand même que c’est joli.
      Terrence Malick est beaucoup trop obsédé par les petits animaux, de toute façon.

    2. Bon je la refais avec le cerveau allumé. Si je faisais référence à Mendes c’est parce qu’effectivement ce fil en particulier m’a marquée et que c’est un peu la même ambiance. Évidemment libre à toi de ne pas apprécier, it’s a free country… Mais ce qui me frappe, autant dans cette vidéo que dans ce film, c’est la construction et le glissement super subtil. C’est un peu la même dans Carrie (De Palma). Cette scène de la fin du film, je la trouve parfaite, parce qu’ell dure cinq ou six minutes en tout et ça démarre sur du doux/tendre etc, et puis à la fin c’est l’horreur totale, et tu sais pas à quel moment ça a basculé, et ‘est ça que j’aime, ce glissement insensible du bonheur au malheur.

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