Indie music at its finest.

Premier post depuis six mois. Pour reprendre contact avec ce blog. Je vais essayer de faire quelque chose d’un peu différent maintenant. Plus de musique, plus de sexe, plus de chroniques.

Pour commencer, il faut que je vous parle de Keaton Henson.

J’ai découvert ce que fait Henson complètement par hasard, sur une playlist de Stereomood (si tu ne connais pas Stereomood, il est urgent que tu cliques sur le lien, c’est un site de musique vraiment chouette.).

Comme j’ai adoré la chanson qui passait sur Stereomood, je suis allée chercher un peu ce que faisait d’autre ce monsieur. La vidéo Youtube avait été vue 900 fois. Je viens d’aller chercher la même vidéo par curiosité et on en est à 57000, au passage.

Keaton Henson a un site web tout noir, tout dépouillé, avec des liens en police bloc-notes et une page ‘about’ qui te dit d’aller te faire voir parce qu’il aime pas parler de lui. Malgré la simplicité du graphisme, c’est assez travaillé. On peut même, dans l’item ‘INTRUDE’, aller voir une jolie animation flash qui montre l’intérieur de son carnet avec les brouillons de chansons et ses dessins. Il y a aussi un blog chez backtobasicsdesign. (C’est.), où il explique qu’il enregistre ses chansons dans sa chambre et que l’idée que des gens puissent les entendre est absolument terrifiante.

Pas de page Wikipedia, ni en anglais ni en français. Les quelques commentaires de gens qui le connaissent ou bossent avec lui disent que c’est un gros autiste. Le mec qui reste tout le temps tout seul à écrire des chansons et à dessiner. Le mec à barbe qui bafouille devant les caméras, rentre ses mains à l’intérieur de ses manches et porte des vieilles vestes en velours.

Ses vidéos sont souvent assez classes, l’ensemble de chansons de l’album est illustré à travers une palette de vidéos cohérentes.  ‘Charon’, un truc en stop-motion avec une marionnette. You don’t know how lucky you are, un montage qui ressemble à ce qu’on peut faire avec des vieux bouts de super-8 – à la Lana del Rey, mais beaucoup plus beau. Un clip alternatif de cette chanson a été publié il y a deux mois, c’est absolument splendide. Les autres vidéos sont chouettes, toujours en restant dans un délire très indie – couleurs chaudes un peu désaturées, plumes, mise au point un peu bancale, bois brut et photos vieillies. C’est un univers dans lequel je me sens assez bien, et ça s’accorde avec la simplicité touchante de la tristesse des chansons. L’album de Henson est parfait pour un dimanche matin. Parce que cette tristesse n’est pas le genre qui force à rester au lit par désespoir. Bizarrement, c’est un sentiment assez lumineux. Graphique. Doux. L’idéal pour l’hiver.

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One response

  1. C’est blanc et intensément classe, c’est rangé comme un Moleskine avec des mots comme des éclatements de fleurs de cerisier, c’est délicat avec des morceaux de paix dedans et des parfums de contraste qui sait lire, c’est un continent de pudeur qui fait des pointes en sautillant sur les âmes, c’est la profondeur qui fleurit sur tes dents et c’est ta vie chez Sainte-Marie.

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