Au Sud.

Où j’en étais ?

Je travaille trop, je perds la notion du temps et je poste assez peu. Désolée. C’est la rançon de la gloire (que dalle. Qu’est-ce que tu dis de travailler chez toi en pyjama collée  un ordi tout la journée ? C’est mon boulot. La gloire ?).

Mais j’étais partie pour te raconter la suite de mon voyage au Maroc.

On reprend au moment où je prends le bus de Merzouga à Erfoud.

Je me suis réveillée à dix heures, j’ai des courbatures partout parce que la veille j’ai escaladé des dunes de sable tout en fumant à la chaîne, j’ai la gorge explosée.  Je préviens Omar que je suis réveillée, on traverse la plameraie pour aller de l’autre côté du village, la rue ‘commerçante’. De la poussière, des mobylettes, des enfants qui se baladent partout par petits groupes en rigolant, un cyber-café et un restaurant.

Je me pose avec les hommes, les amis d’Omar, qui travaillent tous dans le tourisme d’une façon ou d’une autre. ça rigole, ça fume, ça raconte des trucs en berbère et ça me demande toutes les trente secondes si je mange bien. Evidemment, tout le monde me regarde, parce que je suis blonde, pas voilée et assise à une terrasse de café, trois qualités qui sont comlètement étrangères aux femmes d’ici. Mais j’ai super faim. Encore maintenant j’ai du mal à ne pas saliver en évoquant ce petit-déjeuner… Un pain rond entier pour moi toute seule, de la confiture, de la Vache Kiri, des olives noires et de l’huile d’olive au goût extraordinaire. Plus, évidemment, du thé.

J’ai appris le jour d’avant que le thé qu’on boit n’est pas à la menthe du tout, parce que la menthe est considérée comme une plante froide, donc contre-indiquée en hiver. Nous buvons donc tu thé à la marjolaine et à l’absinthe. Ici, on n’utilise pas non plus de sucre en cubes comme en France. A la place, des blocs de sucre de deux kilos que l’on casse avec une pierre ou un marteau. Il paraît que ça se dissout plus facilement.

Au bout d’un moment, je finis de manger et je prends le bus. En fait de bus, c’est un vieux minibus genre Ford Transit, qui pour une raison mystérieuse décidera de ne faire QUE de la piste caillouteuse, alors qu’il y a une route tout ce qu’il y a de plus goudronnée qui relie Merzouga à Erfoud. Mystères du Maroc.

Je m’installe, j’ai la flemme de parler aux gens, alors je m’iPodise avec mon casque.

A cause de la piste, je me mets en mode camouflage total, on voit que mes yeux derrière mes lunettes, mais je mange quand même de la poussière en regardant par la fenêtre.

Je suis tranquille pendant une heure, et puis un monsieur décide de me raconter sa vie, fin de Norah Jones au milieu du sable.

Au final, j’arrive à Erfoud sans trop d’encombres, juste couverte de poussière.

Je demande l’hôtel La Gazelle, le moins cher d’après le mail collectif que Tom a envoyé à tous les participants. C’est miteux, je commence à en avoir marre de me doucher à l’eau froide et j’ai le blues.

Heureusement, ça s’est arrangé quand je suis descendue dans la salle pour le dîner.

Ce qu’on écoute aujourd’hui, c’est une chanson sensuelle. Parce que.

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