Des nouvelles du front.

Salut tout le monde,

Un peu de nouvelles aujourd’hui, pour vous tenir au courant de mes pérégrinations.
Je suis arrivée à Granada avant-hier… Mais faut que je commence l’histoire avant ça.
Donc, départ pour le Maroc le dix janvier dernier. Chopé un covoiturage à Toulouse à dix heures du soir, arrivée à l’aéroport de Marseille à deux heures, dormi sur un banc avec mon duvet. L’avion ensuite, arrivée à Marrakech, un peu paumée, et Tom (mon boss pour les quatre prochains mois, donc) m’attendait dans le hall d’arrivée avec un petit panneau. Choupi. Ensuite, un hôtel, on est restés deux jours à tenter de choper d’autres voyageurs pour venir avec nous dans le désert, mais sans succès. Départ pour Ouarzazate, même démarche, pas de succès non plus. Puis je suis allée seule dans un petit village tout près du désert, Merzouga.
A ma descente du bus je me fais harceler par un type qui veut que je vienne à son hôtel, mais pas trop confiance, un mec derrière lui fait non de la tête en me regardant, donc je décline, et le mec en question, Omar, m’invite chez lui pour dormir. Il a pas l’air trop chelou, donc je suis avec un américain récupéré dans le bus. Arrivés chez lui, il y a ses potes, à manger, ils se roulent quelques pétards et nous parlent de la vie ici : le tourisme, l’école, les mariages arrangés, la musique, la fête.
On va dormir dans une chambre qu’Omar vient de préparer pour nous, l’américain est terrifié, il me chuchote quelque chose comme quoi ‘t’es sûre qu’on peut faire confiance à ces gens ?’. Il a du mal à comprendre le concept des toilettes à la turque, y’a pas de papier ça le perturbe, y’a pas internet il est perdu, mais bon on dort relativement bien, bien que cet idiot ait réussi à me rendre parano.
Le lendemain, il s’en va dormir dans le désert avec un chameau, bon débarras. Après un petit déj pain-thé-olives, Omar décide de me prendre sur sa mobylette pour aller faire le tour des campings et hôtels histoire de trouver des gens. On pétarade à travers le désert, bien reçus partout, Omar est content de revoir ses potes parce que c’est la saison creuse et qu’il a rien à faire de toute façon, je bois des litres de thé, mais y’a aucun touriste à part des vieux dans des caravanes – pas vraiment le genre de gens que je cherche.
Le soir, on marche dans les dunes, puis on revient à la maison. J’apprends que je suis invitée à partager le couscous avec toute la famille, je bouge dans une autre partie de la maison. Une pièce avec des coussins par terre, une vingtaine de personnes peut-etre, la maman, le papa, les frères et soeurs, les pièces rapportées, des gosses de tous les âges, personne parle français ni anglais, je communique par sourires. Ils sont tous beaux, ils rigolent tout le temps, je joue avec les enfants, on est contents. Couscous terminé, je vais pioncer heureuse.
Le jour suivant (vous suivez ?) je prends le bus pour Erfoud, où je vais retrouver Tom et le reste de gens de la retraite.
Suite de l’histoire au prochain épisode.
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